Des nouvelles des jumeaux: 9 mois dedans, 9 mois dehors!!


Et nous voilà arrivés à 9 mois! Les jumeaux ont maintenant passé autant de temps au dehors qu’ils en ont passé au dedans. 9 mois pour passer d’un ovule fécondé à un petit bébé en chair et en os, capable de bien peu mais ayant déjà traversé la plus extraordinaire aventure de la vie. Puis 9 mois pour apprendre à respirer, à boire, puis à reconnaître sa maman et les membres de sa famille, à développer la coordination nécessaire pour se tourner, s’asseoir et éventuellement se lever, à utiliser ses petites mains puis à porter de la nourriture à sa bouche. Et c’est ainsi qu’après 9 mois au dehors, nous accueillons un petit humain prêt à mordre la vie à belles dents. Il ne lui reste plus qu’à grandir, à être aimé et à s’épanouir dans la sécurité des bras de ceux qui l’aiment.

Tout a commencé avec un biscuit


For my English readers: this post is about how differences in temperaments and personalities are obvious at a very young age. Yet, most baby books gloss over this when they offer solutions to common struggles of infancy.

S’il y a une chose qui m’embête avec les livres destinés aux parents de bébés, c’est la tendance à assigner aux bébés un tempérament universel. C’est pourtant étonnant venant d’adultes qui se décriraient comme ayant un tempérament unique et particulier, né à la fois de leur bagage génétique et de leur expérience vécue. Un amalgame de neurones, d’hormones et de circonstances qu’il est presque impossible à décrire. Et pourtant, il suffit de lire quelques ouvrages sur le comportement des bébés pour que tout d’un coup, les petits humains deviennent une espèce unique. Les bébés qui ne dorment pas “préfèrent jouer” ou encore “manipulent”, pour certains ils ont “des mauvaises habitudes”, pour d’autres ils “manquent d’autonomie”. À chaque auteur sa théorie mais de manière générale, une fois la théorie adoptée, peu en démordent.

Tout cela est bien ridicule. Les petits humains naissent avec autant de variation de personnalités et de tempérament que leur version mature. Il suffit d’avoir une paire de jumeaux pour vraiment s’en rendre compte. Voici une petite expérience en photo pour mieux l’illustrer:

1. Prenez deux jumeaux. Appelons-les Princesse impériale et Fils à Maman. Mettez-les jumeaux en question dans leur chaise haute.

2. Donnez-leur un biscuit. Pour que l’expérience adhère aux plus rigoureux standards académiques, il est important de leur donner le même biscuit au même moment. (en plus, c’est plus simple).

3. Mettez votre chronomètre à zéro.

4. Tournez le dos pour 30 secondes et retournez voir les jumeaux. Voici ce que vous trouverez: Fils à Maman grignote prudemment son biscuit. Princesse Impériale a déjà terminé son biscuit et passe immédiatement à la prochaine étape: la mort de faim.

Fils à Maman
Princesse Impériale

5. Elle attaque un morceau de melon sans autre forme de procès (et sans se poser quelques questions évidentes comme “C’est lequel le côté comestible?” Le même sors attend la patate douce.

Fils à Maman pour sa part, continue de grignoter son biscuit prudemment (et proprement). Les bébés, tout comme leur version mature, ont un tempérament bien à eux. Il suffit d’avoir une paire de jumeaux pour le voir avec une appréciation renouvelée.

Ben quoi?