Par un beau dimanche matin à Valcartier


Notre aventure de camping était à peine commencée lorsque j’ai eu l’occasion de réfléchir à la proximité que l’on s’impose au nom de la paix et de la relaxation.

Mon mari a observé lors de notre arrivée à notre premier arrêt: “L’argent permet de mettre de la distance entre voisins.” C’est une observation apte. Si on part au bas d’une échelle de coût, du terrain de camping à l’hôtel 4 étoiles, la paix augmente avec la distance et le prix. Un pan de nylon et un cèdre chétif laisse très peu à l’imagination. Une caravane offre déjà un peu plus d’intimité.

Un terrain de camping utilitaire situé à côté d’un parc aquatique offre une option abordable aux familles à la recherche d’activités amusantes. Il ne s’agit pas de camping pour les amateurs de la nature. C’est plutôt un grand stationnement parsemé de conifères avec accès rapide aux jeux d’eaux. 95% des campeurs y sont comme nous avec de jeunes enfants, un chien et un grand sac de guimauves
à faire griller. Les ado se retrouvent à la boutique matin et soir pour profiter du wi-fi gratuit. La civilisation est proche et le camping facile.

Dimanche matin, j’ai rencontré malgré moi le 5% qui n’y était pas en famille. Je m’étais levé très tôt, vers 06:30, et j’avais amené les jumeaux en poussette vers le chalet central afin de vérifier mes emails et éviter de réveiller mes enfants et, admettons-le, les reste des campeurs.

C’est ainsi que je l’ai entendu arriver, un peu comme la sirène d’un véhicule d’urgence qu’on entend avant de vraiment savoir d’où elle vient. Il parlait à voix haute, de manière un peu démente. Il est arrivé au chalet central à bout de souffle, à moitié habillé, avec le regard enflammé. Il avait le visage rouge et dévisagé, tordu par la colère. Il maudissait le gouvernement, l’administration, les propriétaires du camping. Il ponctuait chaque invective d’un coup de poing bien senti, parfois en l’air, plusieurs fois dans les murs. Quelqu’un l’avait réveillé à 7:00 du matin. Il payait 100$ la nuit pour un site pourri et être réveillé à 7:00 du matin. Il était hors de lui.

Il est passé devant moi, assise sur un banc devant le chalet avec mes petits, sans me voir. Je suis restée figée sur place, espérant ne pas attirer son attention. Lorsqu’il est entré dans le chalet, je suis partie en jetant un regard au jeune employé de garde dans la guérite à l’entrée du camping, il parlait à sa radio, appelant des renforts. Je quittais le chalet au moment où une jeune dame arrivait de la même direction que l’enragé, suivie de deux agents de sécurité avec les oreilles encore humides. Ils ont réussi tant bien que mal à le calmer. La jeune dame pleurait, implorait, apaisait et cachait sa figure entre ses mains. Il l’engueulait, la bousculait et elle semblait plus embarrassée par l’éclat public que par la violence dont elle était victime. Était-elle une sœur? Une amie? Une amante? Peu importe: elle semblait habituée et j’ai espéré qu’elle était un membre de la famille en vacances avec son frère malade plutôt qu’une petite amie piégée dans une relation toxique.

La commotion a rapidement réveillé un autre campeur qui a cru bon venir mettre de l’huile sur le feu. L’enragé commençait à peine à souffler lorsqu’un campeur bien intentionné a cru approprié de le relancer: “Ostie d’malade, c’est quoi ton problème??! Moé aussi j’ai payé mon $100 pis c’est pas pour me faire réveiller à 7:00 par un criss de cave comme toé!” Et c’étais reparti. Quelque mètres plus loin, une fille essayait tant bien que mal de retenir son type qui voulait s’en mêler: “On a rien à voir là-dedans. Revient…Revient!!” Ça m’a fait penser aux émeutes de la coupe Stanley et comment les jeunes hommes ont besoin de se battre pour quelque chose afin de se sentir en vie. En l’absence de quelque chose d’important comme une famille, un pays ou un principe, ils se rabattent sur des conneries.

Lorsque tout est revenu au calme, je suis passée devant la tente du deuxième type. Je l’entendais raconter à sa blonde: “Pis là j’y ai dis ‘M’a t’ouvrir la face mon tabarnak…'” Je pouvais imaginer l’histoire de pêche et le poisson grandissant à chaque interprétation. Lorsque je suis retournée au chalet, deux autos de police arrivaient toutes sirènes dehors. Quelqu’un a du avoir un voyage de retour gratuit pour Québec. Et j’ai pensé à la jeune femme qui l’accompagnait. Était-ce la première fois? Est-ce que ce sera la dernière? Que racontera-t-elle à ses proches?

Le camping de convenance fait tomber les mûrs et nous met face-à-face avec notre nature humaine. Avec quelle rapidité le vernis de civilité qui recouvre nos interactions avec autrui disparaît-il! Une mauvaise nuit, un lit un peu trop dur, une bière de trop, et nous en arrivons rapidement aux coups. Ça m’a fait réfléchir à ma propre vulnérabilité et à mon inhabilité à défendre mes enfants physiquement s’ils étaient menacés. Ça m’a aussi fait réfléchir à mes enfants et aux adultes qu’ils deviendront. Seront-ils courageux face aux intempéries de la vie? Sauront-ils faire face aux désagréments avec contrôle de soi et force de caractère? Sauront-ils choisir et quitter leurs partenaires avec jugement? Sauront-ils se battre pour ce qui en vaut vraiment la peine? Beaucoup dépendra d’eux mais encore plus de moi.

Le camping fait tomber les mûrs et nous laisse à découvert.

Camping with baby (ies)


We just left for our 3-week trailer adventure, towing our little house (emphasis on little) all the way from Ottawa to the maritimes with some fun stops along the way. One of the challenges of fitting 10 in a trailer made for 9 (on paper, reality is more like 7) is what to do with the babies. The trailer is either in eat mode or sleep mode with strictly enough room to do one thing at a time: prepare food or sleep. The outside is dirt.

Before going any further, let the record show that camping with babies is a royal nuisance and should be avoided. But if you can’t avoid it because, like me, you have other children for whom the definition of a good time goes beyond napping at regular intervals in their own bed, then you may need to find ways to compensate for the sheer lousiness of camping with infants.

(Some people camp with baby because they love camping and want to share their love of sleeping on dirt with their unappreciative infant/toddler. There is nothing I can say to help these folks.)

(As another aside, my 3 year-old just fell asleep singing “I want to go home to sleep” on the tune of Safe and Sound by Taylor Swift. So there.)

But yes, so you have to camp with infants or toddlers because you have ABSOLUTELY NO OTHER CHOICE and you are looking for tips to make your life more pleasant or at the very least less miserable. My first tip would be to get a cheap wading pool (cheap as in $15 is too much) and bring a bag of toys. The wading pools are the first things out of the trailer and the twins have a clean dry place to play. They can also be filled with one inch of water and placed in the shade at the splash pad on a hot day.

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Sleeping in tents with babies can and will be a pain in the neck. And the lower back. Co-sleeping has been our saving grace. For Lucas especially, home is where the boob is. And it may sound like a drag at home but it’s a boon on the road. Here he is snuggling-up to Sarah in the queen size bed we share.

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Of course, co-sleeping can be dramatic especially when you wake-up with your 3 year-old violently throwing-up on you. This morning’s shower was the best ever and it is with little sleep and some unplanned laundry that we hit the road for the second leg of our RV extravaganza!

Des nouvelles des jumeaux: 9 mois dedans, 9 mois dehors!!


Et nous voilà arrivés à 9 mois! Les jumeaux ont maintenant passé autant de temps au dehors qu’ils en ont passé au dedans. 9 mois pour passer d’un ovule fécondé à un petit bébé en chair et en os, capable de bien peu mais ayant déjà traversé la plus extraordinaire aventure de la vie. Puis 9 mois pour apprendre à respirer, à boire, puis à reconnaître sa maman et les membres de sa famille, à développer la coordination nécessaire pour se tourner, s’asseoir et éventuellement se lever, à utiliser ses petites mains puis à porter de la nourriture à sa bouche. Et c’est ainsi qu’après 9 mois au dehors, nous accueillons un petit humain prêt à mordre la vie à belles dents. Il ne lui reste plus qu’à grandir, à être aimé et à s’épanouir dans la sécurité des bras de ceux qui l’aiment.

Convoitise: l’écharpe Girasol


J’ai partagé il y a quelques semaines que je convoitais une écharpe Girasol pour y porter mes deux petits. J’ai eu la chance de pouvoir en emprunter une pour la semaine et nous avons passé de bons moments ( et de moins bons moments!) à essayer de maîtriser cet océan de beauté tissée à la main au Guatemala. En voici le résultat. Lucas semble peu impressioné: c’est lui qui est placé en premier dans l’écharpe et qui a subit les frasques de mon expérimentation avec Ève.

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J’adore l’écharpe Girasol mais je crois qu’un tissus plus léger — genre lin ou soie mixte — serait mieux adapté au portage de jumeaux : c’est chaud là-dedans!! Le port est un “double hammock” avec le bébé devant dans la passe frontale et attaché sous ses fesses. L’écharpe est une taille 7 mesurant un peu plus de 5m

Tout a commencé avec un biscuit


For my English readers: this post is about how differences in temperaments and personalities are obvious at a very young age. Yet, most baby books gloss over this when they offer solutions to common struggles of infancy.

S’il y a une chose qui m’embête avec les livres destinés aux parents de bébés, c’est la tendance à assigner aux bébés un tempérament universel. C’est pourtant étonnant venant d’adultes qui se décriraient comme ayant un tempérament unique et particulier, né à la fois de leur bagage génétique et de leur expérience vécue. Un amalgame de neurones, d’hormones et de circonstances qu’il est presque impossible à décrire. Et pourtant, il suffit de lire quelques ouvrages sur le comportement des bébés pour que tout d’un coup, les petits humains deviennent une espèce unique. Les bébés qui ne dorment pas “préfèrent jouer” ou encore “manipulent”, pour certains ils ont “des mauvaises habitudes”, pour d’autres ils “manquent d’autonomie”. À chaque auteur sa théorie mais de manière générale, une fois la théorie adoptée, peu en démordent.

Tout cela est bien ridicule. Les petits humains naissent avec autant de variation de personnalités et de tempérament que leur version mature. Il suffit d’avoir une paire de jumeaux pour vraiment s’en rendre compte. Voici une petite expérience en photo pour mieux l’illustrer:

1. Prenez deux jumeaux. Appelons-les Princesse impériale et Fils à Maman. Mettez-les jumeaux en question dans leur chaise haute.

2. Donnez-leur un biscuit. Pour que l’expérience adhère aux plus rigoureux standards académiques, il est important de leur donner le même biscuit au même moment. (en plus, c’est plus simple).

3. Mettez votre chronomètre à zéro.

4. Tournez le dos pour 30 secondes et retournez voir les jumeaux. Voici ce que vous trouverez: Fils à Maman grignote prudemment son biscuit. Princesse Impériale a déjà terminé son biscuit et passe immédiatement à la prochaine étape: la mort de faim.

Fils à Maman
Princesse Impériale

5. Elle attaque un morceau de melon sans autre forme de procès (et sans se poser quelques questions évidentes comme “C’est lequel le côté comestible?” Le même sors attend la patate douce.

Fils à Maman pour sa part, continue de grignoter son biscuit prudemment (et proprement). Les bébés, tout comme leur version mature, ont un tempérament bien à eux. Il suffit d’avoir une paire de jumeaux pour le voir avec une appréciation renouvelée.

Ben quoi?

Day trip (Or why good baby carriers and large families rock)


As you may have noticed, the move and consecutive adaptation-reorganization have punched a significant hole in my ability to blog. Not only time is at a premium but I am mentally and physically exhausted and  unable to string two coherent ideas together. I have posts started on attachment parenting twins, the twins’ 9 month update, the twins’ birth story, an update on the running diaries about setbacks (ha!) but I’m unable to finish them. So until my brain returns, here is another lazy picture post.

3 carriers: Ergo, BabyHawk Mei Tai and Boba 3G

This month we are experimenting with different infant/child carriers. With 3 under 3 at home during the day (and with me to run errands), I am definitely short a few hands. Pushing a bulky double stroller just adds to my misery and I started carrying the twins in two baby carriers, one at the front and one at the back. We went on a countryside stroll this Father’s Day and left the stroller in the van. In this picture (above), Clara is carrying Lucas in an Ergo baby carrier, Eloise is carrying Eve in a BabyHawk Mai Tei and I have Sarah in a Boba 3G.

Boba up and down

The Boba 3G was a loaner from a local breastfeeding and babywearing store. Go give Milkface some love: they are awesome. The carrier goes on and off easily and is the best I found for carrying a squirmy preschooler. My daughter is 35 lbs and fits in the Boba like a dream thanks to a high back, wide body and handy foot stirrups.

Carrying a 35 lbs preschooler in a back carrier may seem like overkill…

… but bear with me: it makes my life a lot easier. She is near me, under control, and will stay in the carrier a lot longer than the stroller. When it’s time to walk, she goes up and down easily. I thought it would also be a good workout but the excellent design and weight distribution in the Boba 3G makes it feel like a whimpy daypack…

BabyHawk Mei Tai: best for my petite 12-year-old. She comfortably carried her 18 lbs sister for 30 minutes before she got too heavy.

The children love carrying their baby siblings in carriers. And I love the help!

Adventurers in the pine forest
For younger babies in a back carry, I prefer the smaller-bodied Ergo.

Everyone agrees with me yet that big families and good carriers rock?

Fathers Day shot: that’s some heavy lifting!
We had lunch in the beautiful village of Almonte
And topped it all off with ice cream

Des nouvelles des jumeaux: 8 mois!!


Au cours des 2 dernières semaines, notre famille s’est établie dans sa nouvelle demeure et les jumeaux ont eu 8 mois. La course inexorable du temps poursuit sa lancée: on cligne des yeux et tout d’un coup, les jumeaux ont presque 9 mois. C’est ainsi que les photos et les nouvelles de 8 mois arrivent un peu tard.

Mai 2012

Le thème du 8ième mois a été le co-dodo (dormir dans le même lit qu’un jeune enfant). Lorsque nous avons commencé les préparatifs du déménagement, mon mari a démonté les lits et nous avons tous dormi par terre. Il a placé les matelas des jumeaux à côté de notre matelas et après quelques erreurs de rodage, j’ai commencé à dormir à proximité des bébés.

Au début, les matelas étaient tête-à-tête. Mais ça n’a pas marché pour des raisons évidentes…

Au bout de mon rouleau, j’ai trouvé que le co-dodo, loin de brimer ma liberté de femme comme le suggère Élisabeth Badinter dans Le Conflit, me permettait de mieux dormir ou, du moins, de ne plus me lever la nuit. Si un bébé crachait sa sucette je pouvais lui remettre d’un tour de main. De même, l’allaitement était beaucoup plus facile et moins dérangeant.

Deuxième essai, concluant.

Cependant, Lucas a mal toléré le “retour à la terre” et ses problèmes de toux se sont aggravés soudainement et ont fait boule de neige. Après avoir passé plusieurs nuits à l’aider à tousser (genre, deux semaines… *soupir*), il s’est ramassé une bronchiolite et une mauvaise otite. Nous avons donc révisé le co-dodo au tapis (ou plus littéralement au bambou)  et j’ai demandé à mon mari de nous bricoler une bassinette “sidecar” à partir de nos lits Gulliver (Ikea).

Sidecar Gulliver

Ève dort désormais dans son lit à barreaux dans notre chambre et Lucas dort à côté de moi dans le “sidecar”. Nous nous en portons tous mieux. Je suis encore très fatiguée et j’essaie de modifier ma routine quotidienne afin de pouvoir me coucher plus tôt et me lever avant tout le monde (bref, de prendre mon temps “à moi” tôt le matin plutôt que tard le soir). J’ai mal choisi mon mois: en juin, les récitals de fin d’année et les activités diverses font de notre routine de fou une routine de fou à lier.

Bébés au milieu du bordel

Hier à la clinique, le pédiatre a mentionné que les sucettes étaient un facteur contributif aux otites à répétition et puisque mes jumeaux ont une prédisposition au mucus, il serait sage de s’en débarrasser (des sucettes, pas des jumeaux!!). Elle a dit — et c’est là que la consult devient intéressante — “Il n’y a pas de bienfaits prouvés après 5 mois.” Quoi? J’ai deux jumeaux — JUMEAUX — complètement dépendants de la sucette et il n’y a pas de bienfait prouvé? Et ma santé mentale, c’est pas un bienfait ça??

Sinon, j’essaie tant bien que mal de continuer d’écrire. Maintenant que je visite d’excellents blogues sur une base régulière, j’ai plus de mal à trouver ma voix. J’essaie de trouver des sujets intéressants et inspirants et il me semble que je me retrouve toujours avec des publications du genre “voici ce qu’on mange pour diner”. Comment font-elles, les mamans blogueuses qui écrivent des trucs merveilleux? Des perles de sagesse? Des mots d’encouragement qui sont répétés, ré-tweetés, qui semblent avoir été écrits personnellement pour toutes les mères du monde? J’ai l’impression que je cherche encore ma voix, quelque chose à écrire pour tout le monde. Mais c’est dur avec un doigt sur le clavier, un bébé au sein et un pieds dans la cuisine!

Lucas
On se tient par l’orteil

Faits divers du vendredi


For my English readers: return of the Friday Mixed Nuts in French. Amber teething necklaces, the family bed and making time to treat our oldest children to some grown-up time. In other news, we are moving in 4 days and the wine is packed!! The wine! Packed! In the middle of a move!

1 Une gimmick (peut-être) qui semble marcher: les colliers de dentition en ambre. Les bébés ne les mangent pas, non. Mais l’ambre relâcherait une substance qui serait absorbée par la peau et qui calmerait la douleur. Mmmm, l’écrire me fait sentir un peu loufoque mais après deux semaines sans sommeil — Lucas pleure à partir de minuit et se rendort vers 3-4 heures du matin — je suis prête à essayer n’importe quoi. Puis ils sont si mignons avec leurs colliers!

Est-ce que ça marche? Peut-être que non mais ils sont si mignons!

2 Deux petits matelas à côté de mon lit. Après avoir démonté les lits à barreaux pour le déménagement, mon mari a placé les matelas des bébés sur le sol à côté du nôtre. Résultat: tout le monde dort par terre et maman ne se lève plus la nuit. C’est une amélioration marginale mais au point où j’en suis, même une amélioration marginale fait une différence. Puis ma fille de 3 ans a commencé à se réveiller de plus en plus souvent et à prendre de plus en plus de temps à se rendormir. Alors je vais ajouter un matelas simple au bout de notre matelas King et nous serons full “lit familial”. Je ne sais pas si c’est l’âge, la sagesse ou un peu des deux mais la théorie du maternage de proximité devient de plus en plus naturelle: je n’ai plus envie de me battre avec mes enfants.

Le lit familial: loin d’être oppressant, c’est le sauveur de mes 3 heures de sommeil!

3 Trois enfants de moins de 3 ans, c’est beaucoup de petits à amener en voyage-éclair dans la banlieue de Toronto pour une compétition de gymnastique. Mais pendant ce temps, mon mari et mes plus vieux ont pu faire un pas de géant dans les préparations du déménagement. Séparer les enfants a fait du bien à tout le monde. Ça peut sembler évident mais il est facile d’oublier, au milieu du chaos quotidien, que nos enfants ont des rythmes et des besoins différents. Nous nous sommes promis de mieux respecter nos plus vieux. Aujourd’hui j’ai laissé tomber la routine et j’ai amené mon ado profiter du Happy Hour chez Starbucks. Ç’a l’air de rien un Frappucino mais pour moi c’était un grand pas.

4 Quatre jours avant le grand déménagement! Et oui, on lève les pattes.  La maison ressemble à un entrepôt géant et je suis sur le point de perdre la boule… Et le vin est déjà empaqueté!

Le vin est dans une boîte! En plein déménagement!!

5 Cinq… Je n’ai pas de numéro cinq alors c’est avec les cinq doigts de ma main que je vous dis au revoir et vous souhaite une excellente fin de semaine!

Road trip!!!


Whoa! I haven’t posted since April 28th? I may have had excuses… Like a sick toddler, followed by a sick baby, extreme sleep deprivation and preparing for a short-fused move. Yes, we are moving. Packing-up. Vacating.

We are listing our house. Preparing to put it on the market. It’s a long story and I am thinking of starting another blog to chronicle this new turn in our family’s life. But in a nutshell this is a positive change in our life. We love our current house and especially our large-family-sized kitchen and backyard but life is about more than kitchens and backyards, isn’t it?

On the bright side, we are moving into a rental property which means that we have the luxury to move out before listing our house. If you know anything about real estate, you are probably attacking your keyboard to tell me that empty houses are harder to sell than full ones, to which I reply “Don’t forget how many children I have”.

Trying to pack a house with three very young children underfoot has been an exercise in frustration. I get a box started. Assuming I find the tape-gun, I start filling it up. Then the babies wake-up. 2 hours later, it’s time to pick-up the kids from school. When I return to my box, the children have found their most favorite (book, shoes, top, toy) EVER and the content of the box are strewn across Hell’s half-acre.

When my husband and I started to talk about listing our house I said: “You realize that you will move us essentially on your own.” He said yes. I meant it.

Needing a break from doing something slightly nutty (moving a family of 10 with infant twins), I decided to do something quintessentially normal: take my two daughters to a sports competition 700 km away. I couldn’t leave my husband alone with the twins and the toddler to pack-up the house, so I brought everybody, along with my mother for supplemental handy-womanry. For a woman like me, even “quintessentially normal” ends-up slightly nutty.

Pit Stop on the Four-oh-One. Met another Ottawa mother traveling with twins and her parents. We were both all business and we let the proud grandparents do the chatting.

It’s when I do “normal” that I realize how abnormal I am. I go to the hotel pool and I’m the only parent in the water. I look at the other parents sitting together poolside and I can see those I know telling those I don’t know that I have 8 children and the youngest are twins. I can see it by the look on people’s face, a mix of disbelief and contempt. As we return to our room to dry-up and change, I notice several families leaving together for supper or meeting to order pizza. Back to my room, I told my mother:

I don’t think people even realize that I would like to be included.  I think that although I see myself as a normal person with more children than most, people see me as abnormal, different, and are either intimidated or not interested.

To which my ever-wise mother replied: “Véronique, you are not normal.” Here I was, at a sports competition 6 hours away from home, with “only” 5 children, two of them babies, one of them running a fever, when most people can’t even imagine themselves with 3. Back home, my husband “only” had 3 children and was having a blast packing-up the house. If moving is ranked as one of life’s top 5 stressful experiences, someone should talk to my husband: without the three youngest, moving was positively restful! (Worry not I have since returned with my sick infant, my restless toddler and the other, quieter, baby and any rest that may have been felt has now been annihilated).

“We went to Toronto but all I saw was the canopy on my car seat” — Eve & Lucas

I’m glad we went. I may have mixed feelings about the wisdom of trying to pull “normal” stunts with my abnormal gang but it all went over  my athletes’ heads: they were thrilled to be there with their coach and their teammates. They were even spared the pediatric car ride, being given the opportunity to drive up and back with a friend.

“Present!” (the one in the gym suit is not the one competing. But she has the fire all right!)
Celebrating a strong showing — level 5 daughter placed in all her events — with late lunch. OK, we would have had lunch even without the prizes. But she got to choose where!
And here is our Level 5 star!
Turning heads in friendly Burlington!
Our Level 4 athlete was competing at 6 pm. Of course, we all got a bit tired.
Hairdo malfunction: the braids flew in her face during her beam routine.
The best part of the weekend was shopping the bargain leotard bin with her sisters. Gym suits are great to play street hockey too!